Guide de soins infirmier en chirurgie orthopédique

 


    Guide de soins infirmier en chirurgie          orthopédique et traumatologie
            Cadre de santé clinicien   

1-    Accueillir et prendre en charge un patient présentant une fracture des membres, des ceintures ou des côtes

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir :



 


- Actes infirmiers

              *Accueillir et rassurer  le patient er / ou sa famille.

              * Installer et mobiliser le patient en fonction de son traumatisme.

              * Installer une attelle d’immobilisation provisoire.

              *Dépiste les complications immédiates.

              *Donner les soins d’urgence.

              *Effectuer la surveillance clinique.

              *Participer aux bilans des lésions osseuses, cutanées ou viscérales.

             *Expliquer au patient la nature de son traumatisme.

             *Préparer le patient aux examens radiologiques.

             *Préparer le patient à une intervention chirurgicale en urgence.

            *Préparer le patient à la pose d’une contention plâtrée.

         -Diagnostics infirmiers prévalents

         *Douleur aiguë.

             *Anxiété.

             *Risque élevé de dysfonctionnement neuro-vasculaire  périphérique.

              *Altération de la mobilité physique.

              *Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

La prise en charge de ce blessé dans un service d’urgence dépend du siège et de la nature de               la fracture, mais aussi de la présence ou non d’un état de choc.

-Soins techniques

La prise en charge infirmière, effectuée en étroite collaboration avec  l’équipe  médicale, doit permettre :

*de dépister un état de choc traumatique ;

*de participer au maintien ou au rétablissement des fonctions vitales ;

*de dépister les complications immédiates ;

*d’assurer la surveillance clinique ;

*d’aider à identifier la nature du traumatisme et diriger le blessé vers les services compétents ;

*d’accueillir comme il convient le patient et sa famille.

*Dépister un état de choc

L’état de choc traumatique est rare dans les fractures du membre supérieur, mais il est fréquent chez les traumatisés du bassin, de la cuisse ou de jambe. L’hypovolémie résulte l’accumulation, dans le foyer de fracture et dans la zone périfracturaire,  de sang (hématome) et d’œdème constitué aux dépens du sang circulant ; dans une fracture du fémur, la perte de sang peut être comprise entre 300 et 2000 ml. L’état de choc se manifeste par des :

 Signes de vasoconstriction superficielle :

*pâleur ;

*état syncopal ;

*cyanose des extrémités et des lèvres ;

*refroidissement des téguments et sueurs.

 Signes d’insuffisance circulatoire :

*veines périphériques collabées ;

*perfusion du rein insuffisante qui entraîne une anurie ou une oligurie ;

*nausées et vomissements ;

*sécheresse de la bouche.

 Signes d’atteinte des centres végétatifs :

*respiration rapide et superficielle ;

*pouls petit, rapide, filant ;

*pression artérielle très abaissée signant une diminution du volume du sang circulant.

 Signes de sidération nerveuse :

*abattement ;

*prostration ;

*apathie

L’infermière note les constantes du patient : le pouls, la pression artérielle, la température, la respiration. Elle apprécie la couleur, la chaleur de la peau et des extrémités et surveille l’état de conscience. Pour juger de l’état de conscience du patient, elle lui demande de répondre à des questions simples : Comment vous appelez-vous ?   Où avez-vous mal ? ,ou de répondre à des ordres simples : ouvrez les yeux ! , Serrez la main ! , Remuez les orteils ! . Tous ces gestes sont effectués avec rapidité tout en rassurant le patient

*Maintenir ou rétablir les fonctions vitales

 blessé n’est pas en état de choc

Il est important de tout mettre en œuvre pour prévenir cet état qui peut survenir à tout moment.

*Dépister une perte liquidienne en recherchant systématiquement une lésion vasculaire par contusion ou rupture d’une artère :

-prendre le pouls et la pession artérielle ;

-prendre les pouls distaux : tibial postérieur, poplité, pédieux ;

-examiner la couleur des téguments au niveau des extrémités, qui ne doivent tre ni décolorés ni cyanosés.

-Lutter contre la douleur (la douleur aggrave toujours le choc) :

-immobiliser le foyer de fracture dans une attelle radio-opaque adaptée au type de fracture. La pose de l’attelle s’effectue toujours en maintenant une traction dans l’axe du membre ;

-retirer les vêtements en les découpant, sans mobiliser le membre fracturé ;

-calmer la douleur par des antalgiques sur prescription.

  -Lutter contre le refroidissement : couvrir le patient avec une couverture de survie.

-Lutter contre l’anoxie des centres cérébraux : installer le patient en position déclive en surélevant les pieds du lit (sauf si le patient présente une pathologie respiratoire ou un traumatisme crânien).

-Lutter contre l’anxiété du patient : donner des explications et des informations claires et précises.

 blessé est en état de choc

Il faut de toute urgence rétablir les fonctions cardio-respiratoires

-Poser une voie veineuse dans une veine périphérique si possible. L’infirmière pose un cathéter court de gros calibre avec le maximum d’asepsie. Cette voie veineuse va permettre :

 -de prélever un bilan sanguin comprenant : groupe sanguin, rhésus, agglutinines irrégulières, numération-formule sanguin, hémostase, ionogramme sanguin, créatinémie ;

-d’injecter des solutions de remplissage : concentrés globulaire, solution de Ringer, Rhéomacrodex, Plasmion ;

-d’injecter des thérapeutiques antalgiques (Prodafalgan) ou vasopressives (Dopamine, Dodutrex).

Une pression antérielle 80mmHg et un pouls bien frappé sont des signes d’efficacité thérapeutique.

-Oxygéner le patient, pour accro tre la fraction de l’air inspiré(FiO2)

-préparer une sonde nasale et vérifier la source d’oxygène ainsi que la prise murale à trois crans.

La sonde posée sera fixée à l’aide d’un sparadrap et le débitmètre réglé au nombre de litres d’oxygène prescrit ;

-la sonde nasale peut être remplacée par une ventilation au masque et au ballon type Ambu,

muni  d’une valve anti retour ;

-parfois, l’intubation endotrachéale  est nécessaire pour permettre l’application d’une ventilation mécanique. L’infirmière vérifie la bo te d’intubation sur le chariot d’urgence, contrôle la qualité des ballonnets et lubrifie aseptiquement la sonde(Thronotane).    Elle fixe la sonde avec un cordonner et met en place une canule buccale (guédel ou mayo) pour prévenir l’obstruction pharyngée par la chute de la langue. Le patient intubé est placé sous ventilateur, les sécrétions bronchiques sont régulièrement aspirées à l’aide d’une sonde d’aspiration trachéale stérile.

La disparition de la cyanose au niveau des lèvres ou du lobe de l’oreille du patient est un critère d’efficacité immédiate de la thérapeutique.

-Posse une sonde urinaire munie d’un système collecteur, permettant une diurèse horaire. Une diurèse 40ml/heure est gage de bonne perfusion rénale.

-Installer le blessé sous monitoring avec électrocardioscope, brassard à pression automatique et oxymètre de pouls.

*Participer à l’examen du blessé

Si le patient est conscient, il va pouvoir fournir des informations précieuses sur les circonstances de l’accident, sur la localisation et le type de la douleur. S’il n’est pas conscient, il faut interroger les proches ou les personnes qui l’ont conduit aux urgences.

Chaque  partie du corps est examinée afin de recherche des lésions associées.

, S’il existe une ouverture même punctiforme, la fracture est considérée comme une fracture ouverte.

L’infirmière pose sur la peau du patient des compresses stériles, imbibées d’un antiseptique. La prévention du tétanos doit être entreprise rapidement : gamme globulinoprophylaxie  (immunisation passive) et vaccination (immunisation active), si le patient n’est pas correctement protégé. Une antibiothérapie est souvent prescrite et commencée dés l’arrivée du patient.

   de signes de tétraplégie ou de paraplégie. Si le patient présente des signes  d’atteinte rachidienne, il est placé dans un matelas à dépression (coquille). Un seul impératif pour installer le patient : respecter l’axe tête cou-tronc , et le maintenir en rectitude. La tête ne sera jamais pliée, fléchie ou tournée mais placée dans une minerve.

à la recherche d’une plaie du cuir chevelu et d’un traumatisme crânien. Il faut dépister un saignement par l’oreille (otorragie), ou un écoulement de LCR par le nez. Si le patient est inconscient, il est indispensable d’interroger l’entourage sur les circonstances de la perte de connaissance : immédiate ou à retardement après un intervalle libre. À ce stade, il est capital de sur veiller l’état des pupilles : dilatées (mydriase), rétrécies (myosis) et, surtout, la symétrie de ces symptômes.

à la recherche d’un hémopéricarde, d’un hémothorax et/ou d’un pneumothorax. Il peut être nécessaire de pratiquer en urgence un drainage de la plèvre. La présence de sang ou d’air  (bullage) dans le bocal de recueil signe un traumatisme du poumon.

   à la recherche d’un hémopéritoine ou d’un hématome* rétropéritonéal. Si l’abdomen du patient est dur et douloureux, la ponction exploratrice ou lavage du péritoine est pratiquée. Si le liquide recueilli est franchement rouge, le patient présente une lésion abdominale de type rupture de rate, rupture de foie… Si le liquide recueilli contient du liquide digestif, le patient présente une lésion intestinale.

à la recherche d’une lésion urinaire, principalement dans les fractures du bassin. Si le patient présente un globe vésical, il peut s’agir d’une lésion urétrale ou d’une rétention réflexe. S’il existe une hématurie, on peut suspecter une lésion rénale ou vésicale. Le sondage vésical est effectué avec beaucoup de prudence ou remplacé par un cathétérisme suspubien.

  à la recherche d’une blessure ou d’une rupture d’un nerf (radial, sciatique poplité externe) Il faut s’assurer de la sensibilité des doigts ou des orteils en les pinçant, de même que de leur mobilité. Le blessé doit pouvoir  remuer les doigts et les orteils.

  L’inventaire des lésions étant fait, les soins d’urgence donnés, le diagnostic radiologique est indispensable pour quantifier les lésions, situer la fracture, apprécier son déplacement et envisager le traitement. Le transport dans le service de radiologie ne s’effectue que si l’état du patient le permet. L’infirmière rassure le patient, lui explique les raisons de ce transport et fait accompagner le blessé sur un fauteuil roulant, un brancard ou un lit médicalisé. Parallèlement à ces soins d’urgence, l’infirmière vérifie l’identité du patient et s’assure que la famille proche et prévenue. Elle lui fournit des explications claires et rassurantes et la met en rapport avec l’équipe médicale qui va prendre en charge le patient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 *diriger le blessé

Nature des lésions

Prise en charge médicale

Prise en charge infirmière

Le blessé est polytraumatisé avec atteinte des fonctions vitales

Service de réanimation spécialisé :

*neurochirurgie

*chirurgie thoracique

*chirurgie abdominale

*Faire suivre la totalité du dossier (examens, radios, ets.)

*prévenir la famille du transfert

Le blessé a une fracture ouverte

Bloc opératoire :

*pour effectuer le parage de la plaie, réduire la fracture et la fixer

*Prévenir l’anesthésiste et le chirurgien orthopédiste

*pratiquer un bilan préopératoire et demander les résultats en urgence

*La préparation du champ opératoire ne sera effectuée qu’au bloc sous anesthésie pour  éviter des souffrances supplémentaire au blessé

*Demander l’heure du dernier repas

*Faire signer l’autorisation d’opérer

Le blessé a une fracture déplacée nécessitant une anesthésie pour se réduction

Bloc opératoire :

*réduction de la fracture

*contention par un plâtre effectué au bloc

*le patient restera hospitalisé 2 ou 3 jours                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

*Prévenir l’anesthésiste et le chirurgien orthopédiste

*pratiquer un bilan préopératoire et demande les résultats en urgence

*Demander l’heure du dernier repas

Le blessé a une fracture nécessitant une ostéosynthèse

Service d’orthopédie :

*qui va programmer l’intervention

*immobilisation provisoire sur attelle ou traction-suspension attente

*Prévenir le service d’orthopédie de l’arrivée du blessé

*Informer le laboratoire qu’il doit transmettre les résultats des examens

Le blessé a une fracture simple sans déplacement

Consultation orthopédique :

*pose d’une contention en plâtre ou résine

*retour du patient chez lui dans la majorité des cas

Il reviendra le lendemain ou le surlendemain pour que l’on apprécie l’évolution de l’œdème et que l’on referme le plâtre si celui-ci a été fendu

*si l’œdème est trop important, le patient peut être gardé en observation pendant 2 jours   

*Retirer les bague et bijoux (plâtre du bras)

*Après la pose du plâtre, nettoyer les doigts ou les orteils pour retirer les salissures de plâtre

*Fournir au patient un protocole de surveillance écrit

*Évaluer la compréhension du patient vis-à-vis de ce protocole 

 

 

 

 

2-Surveiller un patient porteur d’un plâtre circulaire pour fracture des membres

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir :

 - Actes infirmiers

*Expliquer au patient l’objectif d’une contention plâtrée.

*Assurer les soins de suppléance sur le plan de l’hygiène et de l’alimentation.

 *prévenir et dépister les complications dues à une compression.

*Analyser les éléments de surveillance pour adapter les soins nécessaires.

*Informer le patient des signes de compression.

*Administrer le traitement anticoagulant et assurer la surveillance clinique et biologique.

*Apprendre au patient à effectuer des contractions musculaires sous le plâtre.

*Mener une action éducative auprès du patient et/ou de sa famille concernant l’innocuité et l’efficacité de son plâtre.

 

-Diagnostics infirmiers prévalents

*Altération de la mobilité physique.

*Risque élevé de dysfonctionnement neuro-vasculaire périphérique.

*Incapacité (partielle ou totale) d’effectuer les soins d’hygiène.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

La surveillance d’un malade plâtré doit être rigoureuse, principalement dans les premiers jours.

La prise en charge porte sue :

-l’installation du patient ;

-le dépistage et la prévention des compressions ;

-l’éducation du patient.

-soins techniques

*Installer le patient en fonction de son plâtre

             

*Installer le bras dans une écharpe nouée derrière le cou.

*La nuit, placer le bras sur un oreiller.

*Installer le patient en position demi-assise(plâtre thoraco-brachial) .

*Installer le patient confortablement et l’aider pendant les repas : couper la viande, peler les fruits, ouvrir les yaourts….

    

*Prévoir un lit avec un matelas assez ferme.

*Surélever les pieds du lit.

*Placer un oreiller sous toute la surface du plâtre de façon à ce que le talon soit dans le vide.

                         

*Caler la jambe plâtrée avec les sacs de sable placés de chaque côté.

*Prévoir une aide (perroquet) pour que le patient puisse se soulever aisément.

*Prévoir un arceau pour éviter le poids des couvertures et permettre au plâtre de sécher

*pour lever le patient, le faire pivoter sur le côté sain.

*Protéger les bords du plâtre lors de la miction ou de la défécation avec un tissu plastifié.

*Installer le patient pour se toilette en assise

*Dépister les signes de compression

*Prendre en compte toutes les plaintes du patient.

*Connaître les signes de compression :

-sensation de brûlure localisée.

-fourmillement des extrémités ;

-cyanose ou décoloration des doigts et des orteils ;

-douleur en un point particulier ;

-œdème des extrémités ;

-chaleur excessive du plâtre ;

-douleur pulsatile ;

-disparition des pouls.

*Examiner les bords du plâtre, qui ne doivent pas être trop serrés.

*Examiner avec minutie et insistance les extrémités du membre plâtre.

Normalement chauds, rosés, sensibles, mobiles volontairement, non œdématiés, non douloureux et sans phlyctène ou lésion cutanée.  

  L’apparition d’un seul de ces signes nécessite la levée immédiate de la compression 

*Prévenir les complications

*Administrer et surveiller le traitement anticoagulant préventif.

*Lever le patient et l’installer au fauteuil le plus rapidement possible.

*Apprendre au patient à utiliser les béquilles.

*Incitrer le patient à effectuer des contractions musculaires, à mobiliser ses doigts, ses orteils et les articulations qui ne sont pas plâtrées.

*Vérifier que le plâtre n’est pas trop large après la fonte de l’œdéme.

*Vérifier l’odeur du plâtre qui peut être révélatrice de l’infection d’une cicatrice d’ostéosynthèse.

*Éduquer le patient

L’infirmière fournira au patient un pritocole de surveillance écrit, afin qu’il puisse s’y référer fréquemment.

Le patient doit :

 -connaître les signes de compression.

-Examiner avec attention ses doigts et ses orteils.

-Revenir aux urgences au moindre signe anormal.

-Garder surélevé le plus possible le membre plâtré.

-Éviter les stations debout prolongées.

-Assis une chaise, ne pas laisser pendre le plâtre, mais l’installer sur un tabouret.

-Maintenir son plâtre dans un état de propreté suffisant

-Conserver au plâtre son efficacité :

*ne jamais le mouiller ni le laver ; il faut le protéger pour prendre une douche.

*s’il s’agit d’une résine, une douche tiéde rabid.

-Prévenir le médecin dès l’aooarition :

*d’un saignement des gencives lors du brossage des dents ;

*d’un saignement du nez ;

*d’hématomes* répétés au moinrde choc même minime.

 

 

                                                                             

 

 

 

                   3-prendre en charge un patient hospitalisé pour une

intervention chirurgicale sur l’appareil locomoteur

 Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

- Actes infirmiers

*Accueillir le patient.

*Expliquer au patient les différentes étapes de la préparation préopératoire.

*Effectuer la préparation cutanée.

*Installer le patient au retour du bloc.

*Dépister les complications liées au réveil.

* Dépister les complications au niveau de la plaie.

*Réaliser les soins locaux au niveau des plaies des fonctions de l’intervention.

*Évaluer la douleur et appliquer le traitement anti-douleur.

*Informer le patient des mesures à respecter pour sa mobilisation.

*Assurer la prévention et le dépistage des complications liées au décubitus.

*Collaborer avec le kinésithérapeute à la mobilisation et à la rééducation du patient.

-Diagnostics infirmiers prévalents

* Douleur aiguë.

*Anxiété.

*Risque d’infection.

*Atteinte à l’intégrité de la peau.

*Altération de la mobilité physique.

*prise en charge infirmière

 -Accueil du patient

Lorsqu’ils’agit d’une urgence, l’ifermière doit tenir compte de l’état psychologique du patient        qui est toujours perturbé par les circonstances de l’accident.

*Installer le patient confortablement en fonctionde ses possibilités de mobilisation

* Vérifier l’identité du patient sur le billetr de salle

* Présenter au patient le personnel

*Demander au patient de ne pas conserver dans sa chambre des objets de valeur (bijoux, chéquier, argent)

*Faire un recueil de données pour établir le dosier de sions

*Rassurer la famille et lui fournir le numéro de téléphone du service

  -soins techniques

*Soins préopératoires

Ils sont effectués la veille (J-1) ou le jour même(J) s’il s’agit d’une urgence

*Poser une voie veineuse et prélever le bilan sanguin s’il n’a pas déjà été effectué

*Préparer le revêtement cutané en fonction des possibilités de mobilisation du patient

*Vérifier le dossier du patient

*Vérifier l’heure du dernier repas s’il sagit d’une urgence

*Prendre le pouls, la pression artérielle, la température et les noter sur la feuille de soin. Faire uriner le patient.

*Lui demander de retirer ses bijoux (alliance….) et d’ôter ses prothèses (dentaire, lentilles de contact…)

*L’habiller avec une casaque, une coiffe et des sur-chaussures de bloc.

Pendant que le patient est au bloc, préparer la chambre pour son retour : pied à sérum, cales pour le lit, attelle de maintien. Installer et vérifier le fonctionnement du système de monitorage, vérifier le branchement des alarmes, ou simplement anstaller le tensiomètre dans la chambre. Vérifier le fonctionnement des prises d’oxygène et d’aspiration murales.

*soins postopératoires immédiats

 

                 

         

Installer les systémes de drainage aspirative

Vérifier le pansement             

*jours suivants : j1à j….

Les perfusions Il faut surveiller le point d’entrée du cathéter, de même que l’état du bras perfusé. Rechercher des signes de veinte ou de lymphangite (rougeur et douleur sur le trajet veineux), s’assurer du retour veineux avant chaque injection.

Le bilan des entrées et des sorties

Les drainages aspiratifs sont contrôlés qualitativement et quantitativent toutes les 8 heures et restent en place 2 ou 3jours (8 jours pour le drainage des sites de prélèvement).

La plaie est nettoyée selon les protocoles du service.

La reprise de l’alimentation commence le soir de l’intervention avec un bouillon léger et une créme. Par la suite, l’alimentation sera riche en protéines et en calcium. Il faut surveiller la reprise du transit intestinal, la présence de troubles gastrique (nausées, vomissements)

Les soins de nursing sont indispensables chez un patient passagèrement diminué.

La mobilité du patient est assurée avec l’aide du kinésithérapeute.

*Le premier lever est effectué le lendemain ou après l’ablation des drains asperatifs en respectant les consignes médicales

*L’apprentissage du béquillage est indispensable pour redonner une certaine autonomie au patient.

*La rééducation commencée précocement va permettre de lutter contre les troubles trophiques et restaurer un potentiel musculaire et articulaire.

 

               

                                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

4-surveiller et éduquer un patient hospitalisé pour une arthroplastie de la hanche ou du genou 

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

- Actes infirmiers

 

*Préparer le patient a l’intervention.

*Installer le patient après une arthroplastie de la hanche ou du genou.

*Mobiliser le patient dans son lit.

*Prévenir l’hématome postopératoire.

*Enseigner au patient les mouvements interdits sous peine de luxer sa prothèse.

*Dépister les premiers signes d’un sepsis postopératoire.

*Prévenir les troubles de décubitus.

*participer avec le kinésithérapeute à la rééducation du patient.

*Éduquer le patient avant son départ.

 

 -Diagnostics infirmiers prévalents

*Altération de la mobilité physique.

*Incapacité (partielle ou totale) d’effectuer ses soins d’hygiène.

*Risque d’infection.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

*prothése de hanche

*Période préopératoire

Examens préopératoires

Il faut :

*récupérer les différents examens spécifiques :

-les radiographies du bassin en charge, hanche face et profil, moitié supérieure des deux fémurs face et profil ;

-la recherche d’un foyer infictieux : examens de la sphère ORL, panoramique dentaire, ECBU ;

*prélever ou récupérer les résultats du bilan préopératoire : NFS+plaquettes, hémostase, groupe sanguin facteur Rhésus, RAI, inogramme sanguin, glycémie, créatinémie ;

*récupérer les examens complémentaires faits en fonction de l’âge et des modifications physiologiques ou pathologiques :

-examens pulmonaires : radiographi pulmonaire (cherche d’un foyer infictieux), EFR, gaz du sang ;

-examens cardiaque : ECG (retentissement d’une coronaropathie, d’une hypertension ou toute autre pathologie de la personne âgée).

Préparation du patient

L’augmentation de l’espérance de vie a fait de l’arthroplasitie principalement une chirurgie du troisiéme âge. Il faut en tenir compte dans la prise en charge qui nécessite une attention toute particulière en raison des problémes liés à la personne âgée, souvent porteuse de polypathologies qui devront être stabilisées avant toute intervention.

*La veille de l’intervention

-installation dans une chambre en tenant compte de la douleur ;

-si le patient est admis pour une fracture du col du fémur, installation sous traction d’attente, un oreiller sous le mollet et des sacs de sable pour corriger la rotation externe de la jambe ;

-préparation psychologique du patient : rassurer, exepliquer l’intervention et s’assurer que le patient connaît le type d’intervention et ses conséquences ;

-douche et shampooing avec Hibiscrub ou Bétadine moussante en fonction des capacités physiques du patient ;

-contrôle des pulsations, de la pression artérielle, ainsi que de la température ;

-pose d’une voie veineuse et administration (en fonction des protocoles de service) d’une solution de remplissage -bandelette urinaire à la recherche d’une infection urinaire. Si le résultat est positif, il faut pratiquer un ECBU et demander les résultats en urgence ;

-éducation du patient en lui expliquant les positions à adopter au retour du bloc et la façon de se mouvoir (comment utiliser la potence, se lever, se coucher, s’asseoir…), les positions interdites (croiser les jambes…) ;

-patient à jeun à partir de 0 heure.

*Le jour de l’intervention

-douche avec Hibiscrub ou Bétadine mousante en fonction des capacités physiques du patient. Vérifier les ongles et l’ombilic ;

-dépilation à la toundeuse électrique selon le protocole du service, de la taille au pied sur toute la circonférence de membre, sans oublier le pubis ;

-préparation du tissu cutané avec Hibitane ou Bétadine ;

-prémédication en fonction de la prescription ;

-faire les injections prescrites : antibiothérapie en flash (Kéfandol, Zinnat, Orbénine…) ;

-administration d’anticoagulants en prévention des phlébites et pose de bas de contention ;

-habillement du patient avec une casaque, des surchaussures et une coiffe de bloc ;

-contrôle du pouls, de la pression artérielle et de la température ;

-vérification et transmission du dossier complet.

*Période postopératoire

Retour du bloc opératoire (j0)

Le patient revient du bloc opératoire avec :

*une incision de 15 à 20 cm, refermée par des fils ou des agrafes, recouverte d’un pansement et parfois d’un spica compressif prenant l’abdomen pour éviter l’hématome ;

*un ou deux drainages aspiratifs de type Redon placés au contact de la prothése et au niveau du moyen fessier ;

*une voie veineuse périphérique

*des anticoagulants

*une botte antirotation (ou son sac de sable sur le côté externe de la jambe) et un oreiller (coussin d’abduction) entre les jambes pour maintenir cette dernière en bonne position (rotule au zénith)

 Suites opératoires non compliquées

En fonction des protocoles de service, du type d’intervention et après lecture de la feuille d’anesthésie, le patient est installé en décubitus dorsal, la jambe calée entre des oreillers et un arceau dans le lit pour éviter le poits des couvertures.

*le pansement

Il est refait à J2puis tous les 2 jours

*Le bilan biologique

(NFS, plaquettes hématocrite et hémoglobine)

*Les drainages aspiratifs

Ils sont retirés lorsqu’ils donnent moins de 10 ml et les sécrétions sont envoyées au laboratoire pour culture.

*La réalimentation

Elle débute à J1 par un régime semi-liquide.

*Le premier lever

Il est effectué à J2, la marche avec appui soulagé (déabulateur) à 3J, sauf avis contraire (trochantérotomie ou reconstruction cotyloïdienne).

*La botte antirotation

Elle est conservée jusqu’à J5 lorsque le malade est allongé, alors que l’oreiller entre les jambes est conservé pendant 3 mois.

*L’écho- Doppler

Il est pretiqué à J8 à la recherche d’une phlébite

 Suites opératoires compliquées

*Luxation de la prothèse

*Infection

*Escarres

*Thromboses veineuses

*Sepsis tardifs

*Descellement aseptique

Éducation du patient

L’objectif est d’aider le patient à retrouver un maximum d’autonomie pour qu’il puisse se prendre en charge à sa sortie.

*Mouvements à proscrire pendant les trois premiers mois

-croiser les jambes dans le lit ou au fauteuil (adduction+rotation interne+flexion) ;

-se pencher en avant ou sur le côté pour ramasser un objet, pour enfiler ses collants ou mettre ses chaussures (flexion de la cuisse sur le bassin) ;

-se tourner brusquement sur brusquement sur la janbe opérée (rotation externe de la hanche) ;

-s’accroupir (flexion de la cuisse sur le bassin).

*Le repos

-rehausser le lit si ce dernier est trop bas (hauteur d’une chaise). Pour se lever ou se coucher, partir de la position assise (pieds croisés), pivoter le bassin et les cuisses en bloc ;

-pour dormir et pendant 3 mois, garder un cousin entre les genoux pour éviter de croiser les jambes

*L’hygiène

-préférer les douches et prévoir un tapis antidérapant, s’assoir pour se laver les pieds en écartant les jambes et utilisant une éponge avec un long manche ;

-installer un surélévateur sur les toilettes (la location est possible).

*L’habillement

- préférer les chaussures basses, à talons larges et confortabbles, sans lacet et les enfiler en s’aident d’un chausse-pied à long marche. Utiliser des chaussures avec une bonne semelle amortissant les chocs.

*Les activités

-pour marcher, conserver une ou deux cannes anglaises pendant 30 à 45 jours selon la prescription ;

-pour monter un escalier, avancer le mombre non opéré en premier.Pour le descendre, avancer lemembre opéré en premier

-pour monter dans sa voiture, reculer le siège à fond, s’asseoir de profil par rapport au volant et faire pivoter les deux jambes en même temps d’un seul tenant. La conduite du véhicule n’est possible qu’après accord du chirurgien ;

-éviter les activités à risque de chute (vélo, cheval, bricolage sur une échelle…) et tous les sports violents.

*L’alimentation

-adpter une alimentation équilibrée

 

*Prothèse du genou

*Période préopératoire

Examens préopératoire

Il faut :

*récupérer les différents examens spécifiques :

-les radiographies des deux genouxface et profil, goniométrie ;

-les radiographies des deux membres inférieurs et du bassin ;

-la recherche d’un foyer infectieux : examen de la sphère ORL, panoramique dentaire, ECBU ;

*prélever ou récupérer  les résultats du bilan préopératoire : NFS+ plaquettes, hémostase, groupe sanguine facteur Rhésus, RAI, ionogramme sanguin, glycémie, créatinémie ;

*récupérer les exanens complémentaires faits en fonction de l’âge et des modification physioligiques ou pathologiques ;

-examen pulmonaires : radiographie ulmonaire (recherche d’un foyer infectieux) ;

-examen cardiaque : ECG (retentissement d’une coronaropathie, d’une hypertension ou toute autre pathologie de la personne âgée).

Préparation du patient

L’augmentation de l’espérance de vie a fait de l’arthroplasitie principalement une chirurgie du troisiéme âge. Il faut en tenir compte dans la prise en charge qui nécessite une attention toute particulière en raison des problémes liés à la personne âgée, souvent porteuse de polypathologies qui devront être stabilisées avant toute intervention.

*La veille de l’intervention

-installation dans une chambre en tenant compte de la douleur ;

-préparation psychologique du patient : rassurer, expliquer et s’assurer que le patient connaît le type d’intervention et ses conséquences ;

-douche et shampooing avec Hibiscrub ou Bétadine moussante en fonction des capacités physiques du patient ;

-contrôle du pouls, de la pression artérielle, ainsi que de la température ;

-pose d’une voie veineuse et administration (en fonction des protocoles de service) d’une solution de remplissage type Elohes ou Plasmalyte

-utilisation de bandelettes urinaires à la recherche d’une infection urinaire. Si le résultat est positif, il faut pratique un ECBU et demander  les résultats en urgence ;

-patient à jeun à partir de 0 heure.

*Le jour de l’intervention

-douche avec Hibiscrub ou Bétadine moussante en fonction des capacités physiques du patient ;

-dépilation à la tondeuse électrique selon le protocole du service, de la racine de la cuisse au pied sur toute la circonférence du membre, sans oublier le périnée ;

-préparation du tissu cutané avec Hibitane ou Bétadine ;

-prise des constantes ;

-prémédication en fonction de la prescription ;

-réalisation d’une antibiothérapie en flash (Kéfandol, Zinnat, Orbénine…) ;

-administration d’anticoagulants en prévention des phlébites et pose de bas de contention ;

-habillement du patient avec une casaque, des surchausseres et une coiffe ;

-vérification et transmission du dossier complet.

*Période postopératoire

Retour du bloc opératoire(0)

*une voie veineuse périphérique

*une attelle de type Zimmer

Suite opératoires non compliquées

En fonction des protocoles de service, du type d’intervention et après lecture de la feuille d’anesthésie, le patient est installé en décubitus dorsal, la jambe dans l’attelle de Zimmer et un arceau dans le lit pour évitee le poids des couvertures.

*Le pensement

Pour faciliter la rééducation, le pensement opératoire, toujours très volumineux, est remplacé à J1 par un pansement plus léger mais compressif.

*Le bilan biologique

NFS

*L’analgésie postopératoire

La douleur est maximale pendant 48 heures et le protocole d’analgésie est commencé dès la sortie du bloc opératoire sous forme de Pro-Dafalgan en perfusion associé à la morphine en sous-cutanée, en PCA ou en péridurale.

*La réanimation

Elle débute à J1

*Le premier lever

Il est effectué à J2, la marche avec appui soulagé (déambulateur) à J3

*La rééducation du quadriceps

Elle commence dès J3 soit manuellement, soit sur attelle motorisée (arthromoteur)

*L’écho-Doppler

Il est pratiqué vers J8 à la recherche d’une phlébite  

 

 

 

5 surveiller et éduquer un patient hospitalisé pour une arthroplastie de la hanche ou du genou 

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

- Actes infirmiers

*Dépister les complications immédiates.

*Donner les soins d’urgence.

*préparer le patient à une intervention chirurgicale.

*Installer et mobiliser le patient le patient en respectant la rectitude tête-cou-tronc.

*Rechercher les signes neurologiques permettant d’évaluer la motricité et la sensibilité du patient.

*Dépister les complications liées au type d’intervention chirurgicale.

*Éduquer le patient en fonction du type d’appareillage dont il est porteur.

*Réaliser les pansements et dépister les complications. 

-Diagnostics infirmiers prévalents

*Anxiété.

*risque de traumatisme.

*Risque élevé de dysfonctionnement neuro-vasculaire périphérique.

*Incapacité (partielle ou totale) d’effectuer ses soins d’hygiène.

*Altération de la mobilité physique.

*prise en charge infirmière

*Soins techniques

*Soins postopératoires après chirurgie du rachis

Les interventions sur le rachis sont des interventions très longues, réclamant des soins bien spécifique du fait de l’immobilisation stricte du patient qui doit être mobilisé d’un bloc, en respectant l’axe tête-cou-tronc.

*Le patient est allongé en décubitis* dorsal sur un plan dur (planche sous le matelas).

*La mobilisation du patient est pratiquée par un minimum de trois personnes pour respecter la rectitude du rachis.Elle s’effectue de la position dorsal à la position latérale et permet :

-le soulagement des points d’appui

-la toilette, la prévention des escarres et le change de la literie ;

-la surveillance et la réfection du ou des pansements (prise d’un greffon sur la crête iliaque).

*Certains lits spéciaux facilitent le retournement du patient de la position dorsale à la position ventrale, par rotation en bloc du lit.

*Le patient peut rester quelques heures par jour en position latérale, à condition de caler la totalité du rachis avec des coussins de mousse.

*La vérification de l’état neurologique débute dès le retour du bloc opératoire et se poursuit chaque jour. Il faut apprécier, au niveau des membres et des extrémitès, la motricité (force musculaire) et la sensibilité (douleurs, dysesthésies*, paresthésies*).

*La surveillance postopératoire générale est identique à celle de toute chirirgie orthopédique.

*Le premier lever s’effectue vers J5 ou dès l’ablation des drainages de type Redon vers J3. Le Kinésithérapeute apprend au patient à se lever du lit sans effectuer de mouvements de torsion du tronc (tronc verrouillé).

*Le plâtre bivalve est conservé lors de la verticalisation du patient.Il sera par la suite remplacé par un corset en plexidur fait sur mesures et conservé jour et nuit pendant 3 mois.

*La prévention des troubles thrombo-emboliques est assurée par un traitement anticoagulant préventif (HBPM) et par la mobilisation active des membres inférieurs.

*Les interventions sur le rachis cervical imposent de dépister la survenue de signes de dysphagie, bénins dans les premiers jours, mais qui peuvent révéler, s’ils persistent, une complication œsophagienne.

*Les interventions sur le rachis dorso-lombaire nécessitent une surveillance des sphincters et de la reprise du transite (syndrome subocclusif).

*Dans les interventions hautes avec abord antérieur, c’est-à-dire thoracique, le patient revient parfois avec un drain pleural en aspiration sur Pleurevac qui reste en place quelques jours et nécessite des soins appropriés.

*Surveillance des tractions cervicales

Lorsqu ‘elles sont effectuées au plan du lit par halo ou collier avec mentonnière, la contre-extension est réalisée par le poids du corps, la tête se trouvant plus haute que les pieds.Le décubitus* dorsal strict est indispensable. Pour le mobiliser, il faut soulever le blessé en bloc en exerçant une légère traction sur la tige de l’étrier. Les soins de maintenance sont indispensables et principalement la prévention des escarres être particulièrement surveillés.

*Surveillance des appareils de maintien

 La minerve

Il en exite plusieurs types répondant aux actions recherchées :

-les colliers cervicaux en mousse recouverts de jersey réalisant un soutien léger ;

-les colliers cervicaux en polyéthylène en appui mentonnier réglable en hauteur ;

-les miverves en polyéthylène avec appui occipital et mentonnier ;

-les minerves intégrales solidarisant l’appui occipital et mentonnier au thorax, par l’intermédiaire de  barres métalliques.

*La miverve en polyéthylène se présente en deux parties, ce qui permet d’effectuer les pansements en retirant la partie postérieure ou antérieure.

*Les appuis sont protégés par de la mousse et ne doivent blesser ni la nuque, ni le menton.

*Elle doit être portée en continu et seule une prescription médicale après contrôle radiologoque peut décider de son ablation pour la nuit par axemple.

 Les plâtres ou les résines (scotchcast)

*Leur surveillance est identique à celle des plâtres

*Le transit intestinal peut être perturbé par la compression abdominale du plâtre. Il faut noter la fréquence des selles et la présence ou non de nallonnement abdominale. Une alimentation raisonnable et riche en fibres est à conseiller.

*Le patient peut rester alité pendant plusieurs semaines, il est donc important de prévenir et de dépister toutes les complications liées au décubitus* : cutanées, pulmonaires, urinaires, digestives et thrombo-emboliques

 

 

 

6-prendre en charge un patient en traction-continue

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

 

- Actes infirmiers

*Préparer et installer le matériel pour une traction-continue.

* Installer le patient au retour du bloc.

*Vérifier l’efficacité de la traction.

*Prévenir et dépister les complications.

*mobiliser le patient en respectant les règles fondamentales de la traction.

 

-Diagnostics infirmiers prévalents

*Altération de la mobilité physique.

*Atteinte à l’intégrité de la peau.

*Incapacité (partielle ou total) d’effectuer ses soins d’hygiène.

*Risque élevé de syndrome  d’immobilisation.

 *prise en charge infirmière

*Soins techniques

*Installation du patient à son retour

*Mettre le lit en déclive pour réaliser une contretraction grâce au poids du corps et ainsi évite les glissades aux pieds du lit.

*Installer le patient en décubitus* dorsal avec deux oreillers sous la tête.

*Mettre la traction et la suspension en tension en fonction du poids indiqué par le chirurgien.

*Vérifier le jersey de pied qui va maintenir le pied à angle doit ; en principe, la broche est passée à travers le jersey, ce qui le maintient sur la jambe.

*Vérifier le hamac de l’attelle en  qui doit laisser le talon dans le vide.

*Faire le lit en deux parties, car la jambe en traction ne doit jamais être couverte.

*Vérifier les extrémités de la broche qui doivent être protégées pour ne pas blesser (bouchons de chaque côté).

*Installer à portée de main le nécessaire dont le patient peut avoir besoin (sonnette, commandede télévision…)

*Expliquer au patient comment se mobiliser dans le lit en utilisant le perroquet pour se soulever avec la force des bras tout en appuyant sur le talon de la jambe opposée à la traction.

*Surveillance de la traction

La traction répond à des règles fondamentales précises.

La traction s’exerce dans l’axe du membre

*La position du patient dans son lit est correcte : la jambe, le genou, et la hanche sont dans l’axe de la traction ; le genou est légèrement fléchi, le pied ne touche pas l’extrémité de l’attelle en    , il est à angle droit et le talon est dans le vide.

*La contre-extension est effective.

*Le patient ne se tourne pas mais se soulève à la force des bras à l’aide du perroquet.

La traction est continue

*Les poids sont dans le vide à la tête du lit. Ils ne sont jamais décrochés, posés, déplacés ou soulevés pour faire le lit ; enfin, ils ne sont jamais diminués ou augmentés sans prescription médicale.

*Les ficelles coulissent librement dans les poulies (pas de nœud…).

*L’attelle en  ne touche pas le pied du lit (mauvaise contre-traction).  

*Les draps ou les couvertures ne reposent pas sur les ficelles ou sur l’attelle en  

La traction est efficace

*Le patient ne souffre pas.

*La suspension ne s’oppose pas à la traction (suspension trop forte).

*La force exercée est bien dosée (ni trop forte, ni trop faible), vérifiée par un contrôle radiologique le lendemain au lit du patient.

*Prévention et dépistage des complications

 Complication infectieuses

Elle se rencontrent principalement au niveau de l’entrée et de la sortie de la broche, cette dernière faisant communiquer l’os directement avec l’extérieur.

Prévention :

*Faire le pansement de la broche à la Bétadine, dermique ou à l’Hibiscrub, puis recouvrir les orifices avec des compresses bétadinées, Le pansement est refait cheque jour avec le maximum d’asepsie.

*Demander au patient de ne pas toucher la broche.

*Vérifier la propreté de l’étrier et de l’attelle en

*S’assurer que l’étrier ne comprime pas les parties molles d’un côte ou de l’autre du membre.

Dépistage :

*Rechercher des signes inflammatoires avec douleur, rougeur et écoulement au niveau de la broche.

*Rechercher une nécrose au niveau de la peau.

*Établir une courbe de température 2 fois par jour.

Complications ischémiques : le syndrome des loges

Les complications ischémiques sont les mêmes que celles concernant le plâtre circulaire

Complications thrombo-emboliques : la phlébite

Prévention :

*Anticoagulants à dose préventive systématiquement (HBPM).

*Contractions et mobilisations des orteils et de la jambe saine plusieurs fois par jour.

*Mobilisations du pied et de la jambe en traction sous la conduite du kinésithérapeute.

Dépistage :

*Contrôler la couleur, la chaleur et la sensibilité des orteils, de même que l’absence de douleur au mollet ou à la dorsi-flexion du pied.

*Contrôler la présence des pouls pédieux.

*Contrôler la température (fébricule) et le pouls (accélération).

Complication cutanées : les escarres

Prévention :

*Vérifier tous les points d’appui (coudes, dos, fesses, talon, mollets, tendons d’Achille).

*Masser les points d’appui au minimum 4 fois par jour.

*Vérifier l’absence de lésion cutanées au niveau du tendon d’Achille qui repose sur l’extrémité du hamac de l’attelle en .

*Demander au patient d’effectuer des changements de position et de pression en se mobilisant à l’aide de perroquet.

*Aider le patient à faire da toilette quotidienne, changer la literie, veillée à ce que le linge soit bien sec et ne fasse pas de plis sous le patient.

*Vérifier après chaque selle et chaque miction la propreté de la literie.

Complications digestives : la constipation

La position allongée et l’absence de mobilité favorisent la constipation.

Prévention :

*Avertir la diététicienne qui établira un régime riche en fibres.

*Inciter le patient à boire 1 litre et demi d’eau par jour.

*Masser l’abdomen.    

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

7-Prendre en charge un patient après un traumatisme lié au sport

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

- Actes infirmiers

* Accueillir le patient.

*Effectuer la préparation préopératoire.

*Dépister les complications liées au réveil

*réaliser les soins locaux en fonction de l’intervention.

*Dépister les complications liées aux plâtres ou aux attelles de maintien.

*Informer le patient des gestes à effectuer ou à ne pas effectuer pour conserver au plâtre son efficacité.

*Participer à l’éducation des patients concernant les règles élémentaires d’une bonne pratique sportive à moindre risque.

 

 -Diagnostics infirmiers prévalents

*Douleur aiguë.

*Altération de la mobilité physique.

*Atteinte à l’intégrité des tissus.

*manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

*Soins techniques

La prise en charge d’un sportif accidenté dépend principalement du traitement mis en place.

*S’il est chirurgical, la prise en charge répondra aux soins pré et postopératoires de toute chirurgie orthopédique

*S’il est orthopédique, la surveillance et l’éducation du patient porteur d’une immobilisation plâtrée seront privilégiées

*La rééducation tient une place importante dans la pathologie du sportif. Elle peut être curative (traitement fonctionnel) ou préventive. Son objectif est de redonner une amplitude maximale aux articulations par un travail musculaire bien conduit.Elle début très tôt après le traumatisme et chaque séance doit se terminer par un glaçage systématique de l’articulation lésée.

Éducation du

S’il est vrai que le sport est indispensable pour rester en bonne santé, encore faut-il connaître les règles élémentaires d’une bonne pratique à moindre risque.

 

 

 

8-Surveiller un patient présentant une infection ostéo-articulaire

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

- Actes infirmiers

*Effectuer les prélèvements bactériologiques.

*prépares et administrer un traitement antibiotique.

*Réaliser une perfusion sur une chambre implantable.

*surveiller l’efficacité d’un traitement antibiotique et dépister ses complications.

*Dépister les complications des immobilisations plâtrées.

*Réaliser les pansements des plaies infectées en fonction des différentes phases de cicatrisation.

*Nettoyer et surveiller un fixateur  externe.

*Applique et faire respecter les règles d’hygiène et d’asepsie permettant d’éviter les

Contaminations croisées. 

   

-Diagnostics infirmiers prévalents

*Hyperthermie.

*Atteinte de l’intégrité des tissus.

*Perturbation de la croissance et du développement.

*Altération de la mobilité physique.

 

*prise en charge infirmière

L’infection en orthopédie est une urgence qui implique un traitement immédiat, des soins attentifs et une surveillance adaptée. Mais l’infection nécessite avant tout une organisation du travail rigoureuse afin de limiter sa transmission (infection nosocomiale).  

*Immobilisation et repos

Ils font partie intégrante du traitement et sont indispensables pour freiner le processus inflammatoire et maintenir les articulations en bonne position. Leurs effets antalgiques les font en principe bien supporter par les patients. Les plâtres ou appareils en résine ont une surveillance identique à celle de tous les appareils plâtrés.

Cette immobilisation impose un traitement anticoagulant préventif(HBPM) car la remise en charge et donc la marche sont impossibles au début du traitement.

*Fixateurs externes

Le fixateur externe est souvent la contention choisie pour immobiliser une fracture ouverte, lorsqu’il faut surveiller une plaie non refermée, infectée ou susceptile de l’être. Il permet d’immobiliser une fracture sans introduire de matériel au niveau du foyer et réalise une compression osseuse favorable à la régénérescence osseuse. Il se présente sous forme de fiches métalliques solidarisées par une tige métallique à orientation variable.

*Les orifices cutanés des fiches présentent un suinterment séro-sanguin pendant 48 heures avant de disparaître. Ils sont nettoyés et désinfectés chaque jour avec Hibiscrub puis Hibitane, ou Bétadine rouge puis Bétadine dermique.

*Le fixateur peut parfois être recouvert par un bandage, mais le plus souvent il reste à l’air.

*Le nettoyage du fixateur peut être réalisé sous la douche avec de la Bétadine rouge, ce qui permet au patient d’effectuer lui-même cette hygiène quotidienne.

*Pansements des plaies infectées

Phase de nettoyage ou détersion

*La première partie de cette étape est réalisée au bloc opératoire.

*La plaie est nettoyée chaque jour avec Bétadine.

*Pour nettoyer les fistules, il est souvent nécessaire d’instiller avec une seringue un antibiotique pur ou dilué et de mécher la plaie avec des mèches de gaze simple, iodoformée ou Bétadine.

*Prévention de la contamination croisée d’un patient à l’autre

Le manuportage est la première cause de transmission des germes en milieu hospitalier. Il est responsable d’une partie des infections nosocomiales.

L’infirmière a donc le devoir d’appliquer et de faire respecter les règles élémentaires d’hygiène et d’asepsie.

Isoler géographiquement

Limiter au maximum les déplacements

Utiliser du matériel individuel

Revêtir une surblouse, une coiffe et un masque

Se laver les mains

Porter des gants à usage unique

Organiser le soin de façon méthodique, rationnelle et rigoureuse

Signale dans le service

Informer et éduquer les visiteurs

 


9-Prendre en charge un enfant présentant une fracture ou une malformation osseuse

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

 

- Actes infirmiers

*accueillir l’enfant et sa famille.

*Préparer l’enfant à une intervention chirurgicale.

*Prévenir et dépister les complications liées au réveil.

*prévenir et dépister les complications liées au plâtre.

*Préparer et installer une traction collée.

*mobiliser un enfant en traction.

*Réaliser les soins de maintenance, en fonction du handicap de l’enfant.

*Apprendre aux parents à installer, entretenir et surveiller les appareils ou attelles de postures  

 

-Diagnostics infirmiers prévalents

*Anxiété.

*altération de la mobilité physique.

*Perturbation de la croissance et du développement.

*prise en charge infirmière

La maladie ou l’hospitalisation d’un enfant place l’infirmière devant une situation particulière due à l’angoisse de l’enfant mais aussi à celle des parents. Le phénomène est d’autant plus important que l’angoisse de l’un augmente systématiquement celle de l’autre. L’accueil est donc un principe à ne jamais négliger. Il vise à dédramatiser la situation, éliminer l’appréhension et mettre en confiance parents et enfant. Chez les plus petits, il faut essayer d’éviter le traumatisme causé par la perte, d’une part, du contact maternel et, d’autre part, de son environnement habituel.

L’hospitalisation mère-enfant lorsqu’elle est possible est une excellente solution qui permet, en associant la mère aux soins de son enfant, de conserver un lien affectif indispensable.

La présence d’objets familiers, tels que la tétine, le doudou, la peluche préférée, concourt à maintenir des repères réconfortants pour l’enfant.

Enfin, lorsque l’enfant rentre chez lui avec un plâtre, une ostéosynthèse ou un appareil de posture, la famille doit être parfaitement éduquée pou donner les soins nécessaires.

 *Soins techniques

*Soins pré-etpostopératoires

Les soins pré et postopératoires différent peu de ceux de l’adulte.

*Installation et surveillance d’une traction collée(Tillaux)

La traction colée peut s’utiliser pour les fractures du fémur ou pour les luxations de la hanche. Elle peut être exercée au zénith (enfant de moins de 12 mois) ou au plan du lit chez les plus grands (fig.17 a et b).

 

Installation en fonction du type de traction

Traction au zénith

Traction au plan du lit

*Décubitus*dorsal

*Membre inférieure en flexion à 90°

*Abduction des hanches entre 10 et 20°

*Barre de poulies au-dessus du lit

*Berceau avec barres latérales relevables

*Corset ou alése maintenant le buste de l’enfant au plan du lit

*Fesse légèrement décollées du plan du lit

 

 

 

 

*Poids de traction plus ou moins égal à 10% du poids du corps

* Décubitus*dorsal

*Membre inférieure en extension

*Abduction des hanches entre 10 et 20°

*Barre de poulies au pied  du lit

*Lit en déclive

*Corset fixé au lit pour éviter les glissades

 

*Jambes légèrement décollées du plan du lit soutenues par un oreiller

*Sacs de sable de chaque côté de la jambe fracturée pour respecter le maintien dans l’axe

* Poids de traction plus ou moins égal à 10% du poids du corps

*Cerceau pour éviter le poids des couvertures

 

 

Surveillance de la traction (pluriquotidienne)

*La surveillance des poids, pouliers, ficelles est identique à celle de la traction trans-osseuse, hormis le fait qu’il n’existe ni broche ni attelle de suspension. Rappelons que la traction doit s’exercer dans l’axe du membre (au zénith ou au plan du lit), être continue (poids dans le vide) et efficace (attestée par les contrôles radiologiques).

*La bande élastique est retirée chaque jour afin de vérifier l’état de la peau sous-jacente (absence de phlyctène, rougeur, érosion cutanée).

*L’enfant ne doit jamais être assis, ce qui augmente la flexion de la hanche. Les changes se font en décollant le bassin du lit.

*Dans les luxations de la hanche, l’abduction est toujours progressive et débute après 3 ou 4 jours de traction, en principe 10° chaque jour chaque hanche jusqu’à l’obtention de 60° d’abduction. Après un contrôle radiologique satisfaisant, les poids seront légèrement diminués afin de faciliter la pénétration de la tête fémorale dans le cotyle.

*Les signes d’intolérance doivent être dépistés. Les pleurs, l’agitation, les plaintes peuvent faire craindreune ostéochondrite par compression des vesseaux épiphysaires lors des manœuvres d’abduction. Dans ce cas, il faut lever la compression et donc diminuer le degré d’abduction.

*Surveillance des appareils ou attelles de posture

Le lange et le coussin d’abduction

*Ils sont disponibles en plusieurs tailles et doivent être adaptés à l’âge de l’enfant.

*Ils sont portés jour et nuit et ne sont retirés que pour la toilette.

*Ils sont imperméables et doivent être lavés régulièrement à l’eau et au savon. Ils est préférable d’enposséder un de rechange.

*Il faut apprendre aux parents à installer correctement le matériel.

*Le réglage des bretelles du coussin d’abduction ne doit jamais être modofié.Ce dernier est réglé à chaque consultation.

*pour dormir, le décubitus*dorsal est la meilleure position. Le décubitus* latéral est interdit.

*Il ne faut jamais rapprocher les deux cuisses de l’enfant. Il ne faut donc pas le soulever les deux pieds réunis pour lui nettoyer les fesses.

*En position assise (poussette, siége-auto…), il faut rehausser les fesses de l’enfant avec un coussin, pour que les jambes ne soient pas trop resserrées par les accoudoirs.

*Le coussin d’abduction peut être installé sur ou sous les vêtements. Dans ce cas, il faut habiller l’enfant avec des vêtements larges.

 Le harnais de pavlik

Il est porté jour et nuit et ne doit pas être retiré pour la toilette. Il faut apprendre à la maman à nettoyer l’enfant en retirant les sangles une par une et à glisser une chemisette sous les bretelles et la sangle abdominale pour protéger la peau. La taille du harnais est déterminée par la circonférence du thorax et doit donc être adaptée à l’enfant

Les appareils pelvi-pédieux

Ils peuvent être en plâtre ou en résine, unis ou bilatéraux, englober le pied ou s’arrêter au-dessus des malléoles. Ils sont lourds et encombrants.

*Ils se surveillent comme tous les appareils plâtrés.

*Il faut glisser les bords de la couche sous le plâtre et ne jamais laisser l’enfant mouillé.

*Les appareils en résine peuvent être lavés mais jamais immergés dans un bain.

*Lorsque l’enfant est allongé, il faut installer des coussins sous ses jambes pour soulager son dos et éviter la pression du plâtre.

*Une gêne abdominale peut parfois exister, car le plâtre remonte jusqu’aux dernières côtes. Il faudra éviter les repas lourds et trop copieux et revenir en consultation pour échancrer le plâtre si les troubles sont trop importants.

*Il est important de vérifier que l’enfant ne glisse rien à l’intérieur du plâtre, ce qui risquerait d’engendrer une compression cutanée (Légo, petit jouet, cacahuète, ou toute autre particule alimentaire).

*Dépistage d’un syndrome de sylverman

Certaines circonstances inexpliquées, un contexte familial particulier ou certains signes inhabituels chez un enfant peuvent évoquer le syndrome des enfants battus.

*Des explications évasives ou qui diffèrent sur les circonstances de l’accident.

*Un enfant apathique, qui garde les yeux baissés, qui manifeste une peur excessive.

*Un enfant trop stoïque devant la douleur ou l’agression.

*Une hygiène corporelle et un développement staturo-pondéral insuffisants.

Devant ces signes, il faut rechercher des sévices cachés : brûlures de cigarette, ecchymoses, plaque d’alopécie, fractures multiples d’âges différents.

Un signalement auprès du service social de l’hôpital peut amener à la mise en route d’une démarche siciale et psychologique pour la protection de l’enfant.

 

 

            

10-Prendre en charge un patient pour fracture ouverte des deux os de la jambe avec fixateur externe

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

 

- Actes infirmiers

*Prépare le patient à l’intervention.

*Installer le patient après son retour du bloc opératoire.

*mobiliser le patient dans son lit.

*Effectuer les pansements de greffes.

*Dépister les premiers signes d’une infection postopératoire.

* Entretenir un fixateur externe.

*Éduquer le patient avant son départ du service.

 

-Diagnostics infirmiers prévalents

*Altération de la mobilité physique.

*Incapacité (partielle ou totale) d’effectuer ses soins d’hygiéne.

*Risque d’infection.

*Manque de connaissance.

*prise en charge infirmière

Période préopératoire

*Examens préopératoires

Il faut :

*récupérer les différents examens spécifiques :

-les radiographies des membres inférieurs,

-la radiographies du squelette à la recherche d’autres lésions osseuse, car le patient est souvent polytraumatisé,

-l’artériographie et l’écho-Doppler, qui sont indispensables si un lambeau musculaire et/ou cutané est prévu ;

*prélever ou récupérer les résultats du bilan préopératoire : NFS+plaquettes, hémostase, groupe sanguin facteur Rhésus, RAI, ionogramme sanguin, glycémie, créatinémie.

*Préparation du patient

L’intervention étant réalisée dans les 6 heures qui suivent la fracture, le patient est admis au bloc dans la journée.

*le jour de l’intervention

-vérification de l’immobilisation de la jambe, qui doit être dans une attelle radiographie opaque. Les lésions cutanées sont recouvertes de compresses et d’un champ stérile ;

-surélévation des pieds du lit pour faciliter le retour veineux, diminuer l’œdème et la douleur ;

-installation d’un arceau pour éviter le poids des couvertures ;

-renseignement sur l’heure du dernier repas afin de déterminer la conduite à tenir lors de l’anesthésie ;

-préparation du tissu cutané avec Hibitane ou Bétadine jaune. Cette étape (dépilation et préparation du tissu cutané) peut être réalisée au bloc opératoire sous anesthésie pour éviter des souffrances supplémentaires au blessé ;

-pose d’une vois veineuse.

-vérification de la date de la dernière vaccination antitétanique.

-prémédication en fonction de la  prescription (Atarax, Hypnovel…) ;

-habillement du patient avec une casaque.

-contrôle du pouls, de la pression artérielle et de la température ;

-vérification et transmission du dossier complet.

Période postopératoire

*Retour du bloc opératoire(J0)

Le patient revient du bloc opératoire avec :

*une voie veineuse périphérique

*un fixateur externe

*une plaie rarement refermée et recouverte d’un pansement permettant le bourgeonnement. Le fixateur et le pansement sont maintenus ensemble par l’intermédiaire d’une bande élastique type Velpeau ;

*un système de drainage avec un ou deux drains aspiratifs Redon.

*Suites opératoires non compliquées

En fonction des protocoles de service, du type d’intervention et après lecture de la feuille d’anesthésie, le patient est installé en décubitus dorsal, la jambe surélevée par un oreiller. Le lit est en déclive pour faciliter le retour veineux.

La voie veineuse Elle est conservée tant que le patient a besoin d’antibiothérapie et d’antalgiques par voie intraveineuse.

 Les drains de Redon Ils sont conservés jusqu'à J5 et des prélèvements bactériologiques du liquide recueilli

Le pansement des tessus dévitalisés Dans les pertes de substance importantes, la peau ne peut être refermée et la cicatrisation est dite par deuxième intention. C’est une cicatrisation dirigée, qui fait appel aux méthodes thérapeutiques en milieu humide. La plaie doit être maintenue humide de façon permanente. Si elle dessèche, les cellules meurent et de nouvelles nécroses se forment, retardant la phase de granulation. Trois phases sont nécessaires pour obtenir une bonne cicatrisation :

*une phase de nettoyage ou détersion : cette étape est réalisée au bloc opératoire, lors du parage chirurgical (excision des tissus nécrosés et dévitalisés, lavage et drainage) ;

*une phase proliférative ou inflammatoire avec formation de tissu de granulation : lorsque la plaie est propre, elle va se remplir de tissu nouveau, appelé tissu de bourgeonnement ou de granulation. Cette phase nécessite la présence dans la plaie de capillaires assurant l’apport en nutriments (une plaie bien rouge est prête à bourgeonner). La plaie est nettoyée chaque jour avec la Bétadine, puis rincée au sérum physiologique (il faut tamponner et non frotter car les bourgeons sont fragiles). Elle est ensuite recouverte d’un tulle gras médicamenteux imprégné de vaselin ou de paraffine    

*une phase de maturation et d’épithélialisation (épidermisation) : c’est phase finale qui permet au tissu de granulation de se transformer en tissu cicatriciel.

Le pansement des greffes Des prélèvements bactériologiques sont pratiqués 24 heures avant la réalisation d’une greffe

*Les greffes cutanées La greffe est fixée aux berges de la plaie par des agrafes ou des fils et recouverte d’un pansement gras

*Les lambeaux cutanés ou musculo-cutanés Ce sont des fragments de peau, de muscle et d’aponévrose prélevés pour être transposés avec leur vascularisation (artères et veines).

Le fixateur externe Les orifices cutanés des fiches présentent un suintement séro-sanguin pendant 48 heures avant de disparaître. Ils sont nettoyés et désinfectés chaque jour avec la Bétadine. S’il existe une fistule, il faut irriguer à l’aide d’un cathlon et d’un mélange sérum physiologique Dakin. Le fixateur est recouvert par un bandage qui est changé régulièrement.

Le premier lever Il est effectué si possible dès le lendemain (sauf s’il existe un lambeau) et le kinésithérapeute va apprendre au patient à déambuler avec des béquilles et mobiliser toutes les articulations pour éviter l’ankylose.

L’alimentation Elle est reprise le soir même avec un repas léger. L’alimentation est riche en protéines et en calcium mais non grasse car le patient à peu d’activité physique.

*Suites opératoires compliquées

*Conduite à tenir :

-Mesurer la pression à l’intérieur des loges musculaires à l’aide d’un manomètre ;

-Pratiquer une aponévrotomie de décharge dans les 3 heures qui suivent les premiers signes. Passé ce nécrose musculaire est responsable de rétraction ischémique des muscles quasi irréversible (syndrome de Volkmann).

L’aponévrotomie est une incision sur la face externe de la jambe (muscles de la loge antéro externe) ou sur la face interne (muscles de la loge postéro-interne). L’incision n’est pas refermée mais suturée par un surjet lâche et recouverte de tulle gras. Lorsqu’il n’existe plus de tension au niveau de la jambe, l’incision peut être refermée en tirant sur le fil du sujet.

*Éducation du patient

Si le patient retourne chez lui avec son fixateur, il faut lui apprendre à le conserver propre et à le manipuler avec précaution et asepsie. Le nettoyage sous la douche est autorisé, mais il faut sécher soigneusement l’entrée et la sortie des fiches. En présence d’une douleur, d’une rougeur ou d’écoulements au niveau du fixateur, le patient doit revenir  en consultation pour effectuer des prélèvements bactériologiques.

Le traitement anticoagulant est poursuivi à domicile tant que le patient est porteur du fixateur (plusieurs mois). Il faut lui expliquer l’importance de l’observance du traitement et lui donner les consignes à appliquer en cas de saignements.

 

 

11-Prendre en charge un patient présentant une affection métabolique de l’os

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

 

- Actes infirmiers

*Prévenir et dépister les complications liées au plâtre.

*Prévenir les complications liées à l’immobilité.

*Assurer les soins d’hygiène et de maintenance, tout en conservant un maximum d’autonomie au patient.

*Surveiller l’efficacité des traitements et dépister leurs complications.

*Aider le patient à composer des menus comportant une dose de calcium suffisante.

*Évaluer avec le patient les sources de chutes possibles dans son environnement et lui donner les moyens de les éviter.

*Éduquer une patiente en période post-ménopausique à adopter une hygiène de vie susceptible de retarder les effets de l’ostéoporose.

 

    -Diagnostics infirmiers prévalents

*Douleur aiguë.

*Risque élevé de traumatisme.

*Déficit nutritionnel.

*Perturbation de la croissance et du développement.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

Outre la surveillance d’un patient présentant une fracture (se reporter aux différents chapitres concernés), la prise en charge infirmière est axée sur l’éducation du patient. Elle comprend la prévention des chutes, la prise correcte des thérapeutiques et l’apprentissage de règles hygiénodiététiques. Cette éducation doit être donnée à toute patiente en période de ménopause et bien avant la survenue de fractures.

*Soins techniques

*Prévention des chutes ou des rechutes

*Il faut profiter du séjour à l’hôpital pour effectuer une étude de l’acuité visuelle et adapter les lunettes en fonction des résultats.

*Les troubles de l’équilibre sont fréquents à partir d’un certain âge ; dans ces conditions, il faut recommander l’utilisation d’une canne.

*Un environnement ergonomique et adapté du domicile est indispensable et il faut conseiller au patient :

-de supprimer les tapis ou de les fixer à l’aide d’antidérapant ;

-de ne pas cirer les parquets ;

-d’installer des bandes antidérapantes sur le rebord des marches d’escalier ;

-de ne pas laisser traîner les fils électriques (télévision, radio, lampadaire…) ;

-de prévoir un bon éclairage dans toutes les pièces de l’habitation. Les prises électriques et les pièces de l’habitation. Les prises électriques et les interrupteurs doivent être accessibles, de même qu’il semble souhaitable d’installer des veilleuses sur les trajets des déplacements noctunes ;

-de ranger les objets d’utilisation courante à une hauteur raisonnable, afin de les rendre accessibles ;

-de ne pas encombrer les couloirs et tous les passages d’accès ;

-d’installer des barres de préhension dans la baignoire, la douche et les toilettes.

*Il faut éviter les produits qui diminuent la vigilance, comme les tranquillisants, les somnifères ou l’alcool.

*Les chaussures doivent être adaptées et confortables (éviter les mules).

*Apprentissage des règles hygiéno-diététiques

L’alimentation

*La ration journalière de calcium doit être de 1200 mg en période ménopausique et de 1500 mg chez la personne âgée. Le calcium alimentaire se trouve dans les produits laitiers (fromage, yaourt, lait) mais aussi dans les amandes, les légumes secs, le chocolat, et dans certains légumes verts (épinard, chou, poireau) ;

 

 

12-surveiller un patient présentant une poussée d’arthrose et traité par anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

  Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

 

- Actes infirmiers

*Expliquer au patient l’intérêt des attelles de maintien lors d’une poussée congestive.

*Installer et surveiller un patient après une arthroplastie.

*Expliquer au patient les grands principes du traitement par les AINS  et les effets secondaires possibles.

*Prévenir le patient des effets des interactions médicamenteuses et de l’automédication.

*Effectuer la surveillance clinique et biologique d’un patient sous AINS.

 

    -Diagnostics infirmiers prévalents

*Douleur chronique.

*Risque d’intoxication.

*Altération de la mobilité physique.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

La prise en charge infirmière doit tenir compte des différentes interactions médicamenteuses ainsi que effets secondaires des AINS afin d’éduquer le patient sur les risques de complications et les signes d’alarme, comme l’indique le tableau ci-après.

Ce qu’il faut dire au patient :

Aucun traitement nono prescrit ne doit être absorbé en même temps que les AINS car ils peuvent augmenter le risque :

-hémorragique, associés aux anticoagulants,

-ulcérogène, associés aux autres AINS,

-d’hypoglycémie, associés aux sulfamides hypoglycémiants,

-d’insuffisance rénale, associés aux diurétiques ;

Trouver sa dose minimale efficace sans jamais dépasser les doses prescrites, et adapter l’horaire des prises au rythme de la douleur ;

 

  Les formes rectale ont une action plus prolongée que les formes orales mais ne modifient pas le risque digestif ;

Certains AINS peuvent être administrés par voie percutanée (Niflugel, Kétum, Voltarène émulgel). Ils sont appliqués en massage deux 2 à 3 fois par jour sur l’articulation douloureuse. Une réaction cutanée locale d’hypersensibilité à type de rougeur, de prurit ou d’éruption doit faire arrêter immédiatement le traitement et consulter son médecin.

 

 

13-Prendre en charge un patient atteint d’une arthropathie chronique

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir : 

- Actes infirmiers

*Effectuer les bilans biologiques de dépistage et de surveillance.

* Administrer les traitements prescrits en fonction de leur posologie et de la voie d’administration.

*Dépister les signes cliniques de toxicité des thérapeutiques.

*Effectuer la recherche de protéinurie avec les bandelettes urinaires.

*Expliquer  au patient les principes de son traitement, les règles d’observance et les effets secondaires possibles.

*Évaluer le handicap fonctionnel du patient et lui proposer une stratégie d’adaptation.

   -Diagnostics infirmiers prévalents

 

*Douleur chronique.

*Perturbation de l’image corporelle.

*Altération des mécanismes de protection.

*Altération de la mobilité physique.

*Risque élevé d’intoxication.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

Les traitements des arthropathies inflammatoires chroniques sont lourds et contraignants, leur efficacité ne s’exprime que sur des durées supérieures à 2 ans et ils ne sont pas dénués d’effets secondaires.

La prise en charge infirmière consiste à :

*appliquer et surveiller l’efficacité des thérapeutiques ;

*apprendre au patient à manipuler de façon optimale les thérapeutiques proposées et à reconnaître les effets secondaires qui peuvent inciter le médecin à suspendre le traitement ;

*évaluer le handicap causé par la douleur, les déformations et la destruction articulaire ;

*proposer au patient  une stratégie d’adaptation en rapport avec la vie de tous les jours.

Éducation du patient

L’évaluation du handicap permet d’apprécier les capacités du patient à se laver, se coiffer, serrasse, s’habiller, boutonner ses vêtements, lacer ses chaussures, ouvrir ou fermer un robinet, couper sa viande, se verser à boire, monter ou descendre les escaliers, se lever d’un siège, ou écrire.

En fonction des résultats du bilan, des conseils pour faciliter son adaptation à la vie courante lui sont donnés.

La toilette : installer des barres d’appui dans la bainoire, la douche, prés du lavabo, et munir les robinets de poignées universelles.

Le repos : installer des rehausseurs aux pieds du lit et des fauteuils si ces derniers sont trop bas.

L’habillage : préférer les vêtements amples, sans boutons, ou utiliser un enfile-boutons.

Le repas et la cuisine : utiliser des ouvre-boîtes électriques, des couverts à manches compensés, des gobelets à bec verseur. Les poignées universelles permettent l’ouverture des robinets de l’évier ou ceux de la plaque de cuisson.

Les chaussures : une consultation chez un pédicure-podologue peut être indispensable, afin d’adapter les chaussures aux déformations du pied.

 

 


14-Prendre en charge un patient lombalgique et participer à sa réadaptation

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir :

 - Actes infirmiers

*Préparer un patient pour une chimionucléolyse  et dépister à son retour les signes de complication allergique

*Préparer un patient pour une nucléotomie percutanée et dépister à son retour les signes de complications neurologiques et infectieuses.

*Surveiller un patient après une infiltration intradurale.

*Enseigner au patient les positions antalgique.

*Participer avec le kinésithérapeute à l’enseignement de la protection et de l’économie lombaire d’un patient.

*Respecter les règles individuelles d’économie lombaire lors de la réalisation des soins.

    -Diagnostics infirmiers prévalents

 

*Douleur aiguë ou douleur chronique.

*Altération de la mobilité physique.

*Risque élevé de dysfonctionnement neurovasculaire périphérique.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

*Soins techniques

*Nucléotomie percutanée

Elle est pratiquée au bloc opératoire sous anesthésie péridurale après repérage de la hernie par discographie.

Faire respecter un décubitus dorsal strict de 48 heures.

Tester la motricité des membres inférieurs, vérifier le retour d’une miction spontanée et la reprise du transit afin de dépister une complication neurologique.

Dépister les signes d’une infection postopératoire (prendre la température deux fois par jour et surveiller la non-apparition de signes inflammatoires au niveau de la cicatrice).

Éducation du patient

L’infirmière participe avec le kinésithérapeute au soulagement et à la prévention des lombalgies. L’éducation porte sur différents points.

*Apprentissage des positions antalgiques

*Allongé en décubitus* dorsal, placer un oreiller sous les deux jambes ou plier les genoux, talons sur le lit.

*Allongé en décubitus*latéral, adopter la position en chien de fusil en choisissant le côté en fonction de la douleur.

*Allongé en décubitus*dorsal, rentrer le ventre et coller le bas du dos au matelas.

*Allongé en décubitus* ventral, effectuer la prière musulmane en étirant les bras en avant mais sans jamais décoller les fesses des talons.

*Apprentissage de l’économie lombaire dans la vie de tous les jours (ergonomie)

 

 

 

La literie

 

-Le sommier doit être rigide et le matelas ferme

-L’oreiller ne doit pas  être trop épais ni absent mais permettre le maintien de la tête dans le prolongement du rachis

-Il  ne faut pas dormir sur le ventre ou en torsion mais préférer la position sur le dos ou en chien du fusil

-Pour se lever du lit, il faut rouler sur le côté puis pivoter les jambes pour s’asseoir au bord du lit. La même technique en sens inverse est réalisée pour se coucher.

 

 

Les fauteuils

-Il faut éviter les fauteuils mous, profonds et bas qui font le dos rond et préférer les faute ils ferment à dossier haut avec accoudoirs, type Voltaire

-Pour s’asseoir, il faut caler le bas du dos au fond du siège et faire reposer la totalité de son dos contre le dossier

 

 

 

 

 

Les activités

-Pour porter un enfant (ou une autre charge), il faut verrouiller le bassin et tenir l’enfant contre soi en gardant le dos droit

-Pour ramasser un objet à terre, utiliser la force des jambes pour remonter, c’est-à-dire qu’après avoir verrouillé le bassin, il faut plier les genoux, écarter les pieds (en fente) et remonter la charge en soufflant

-Au bureau, il faut régler le siège à la bonne hauteur (la sienne), les bras doivent être à angle droit avec la table, les pieds peuvent reposer sur un repose-pied. Ne jamais s’asseoir au bord du siège

-En voiture, éviter les grands trajets sans interruption ou sur route non carrossable (piste). Il est préférable de ne pas entrer dans son véhicule la tête en premier, mais de s’asseoir perpendiculairement au volant et de pivoter les jambes en bloc

 

Le sport

 

-Les sports conseillés : la marche (être bien chaussé), la natation (dos crawlé), le vélo (sauf le VTT) et la gymnastique encadrée par un professionnel (la gymnastique ne doit pas être douloureuse pour le dos)

-Les sports déconseillés :

*les sports de contact à gestes brusques comme le rugby ou le football

*les sports à vibrations comme le ski, l’équitation ou le trampoline

*les sports asymétriques comme le tennis et le golf

*les sports à risques de chute comme l’équitation, l’escalade ou les sports de combat

 

 

 

 

 

15-Prendre en charge un patient présentant une arthropathie microcristalline

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir :

 - Actes infirmiers

*Effectuer les bilans de dépistage d’une hyperuricémie ainsi que les bilans de prévention des effets des traitements.

*Administrer les traitements en fonction de leur posologie.

*Préparer le matériel pour une ponction articulaire.

*Dépister les signes de toxicité des thérapeutiques.

*Enseigner au patient des règles hygiéno-diététiques compatibles avec une hyperuricémie.

Diagnostics infirmiers prévalents

*Douleur aiguë.

* Excès nutritionnel.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

*Soins techniques

*Surveillance des thérapeutiques

La colchicine est un traitement oral (comprimés dosés à 1 mg) administré en dose d’attaque le 1 jour (3mg) puis diminué progressivement. Sa toxicité engendre des effets secondaires qui nécessitent une réduction de la posologie ou une interruption du traitement.

*Toxicité digestive avec nausées, vomissements et surtout diarrhées

*Toxicité hématologiques un bilan biologique se surveillance (NFS) est donc nécessaire pour dépister une insuffisance médullaire.

*Une intoxication aiguë peut survenir lors d’un surdosage, entraînant une déshydratation massive avec acidose métabolique

*Règles hygièno-diététiques

Elles sont indispensables même avec un traitement hypo-uricémiant, et associent :

*un régime hypocalorique nécessaire chez ces patients souvent en surcharge pondérale ;

*un régime pauvre en graisse et en viande (100g/jour maximum) et la suppression des aliments riches en purines : charcuterie, tripes, abats, gibier, poisson gras, viande en sauce, café et thé forts ;

*la limitation des boissons alcoolisées, principalement du champagne et du vin de Porto. Dans certains cas, la suppression totale des boissons alcoolisées peut être recommandée ;

*un apport liquidien de 2 litres par jour, et notamment un apport en boissons alcalines pour éviter les lithiases urinaires ;

*la suppression de certains traumatismes physiques provoqués par des chaussures trop serrées ou la marche prolongée avec des chaussures trop serrées ou la marche prolongée avec des chaussures inadaptées.

Éducation du patient

*Le traitement hypo-uricémiant doit être pris à vie, son interruption exposant aux rechutes.

*Une erreur de régime (consommation d’abats ou de boissons alcoolisées) peut déclencher un accès de goutte. Le patient doit recevoir une information précise auprès d’une diététicienne, mentionnant les aliments autorisés et interdits. Des fiches culinaires lui seront remises à cet effet.

*Les diurétiques et l’aspirine sont des médicaments hyperuricémiants   

 

 

16-Surveiller un patient atteint d’une maladie systémique et traité par corticoïdes

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir :

 - Actes infirmiers

*Administrer les traitements en fonction de leur posologie.

*Évaluer l’efficacité du traitement.

*Dépister les troubles consécutifs à la prise des corticoïdes.

*Adapter les soins en fonction des actions des corticoïdes.

*Effectuer les bilans biologiques de dépistage et de surveillance.

*Élaborer et mettre en œuvre un plan éducatif auprès du patient

Diagnostics infirmiers prévalents

*Perturbation de l’image corporelle.

*Risque d’infection.

*Risque d’intoxication.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

La surveillance des patients sous corticoïdes est directement liée aux effets secondaires de ces substances. Les doses et la durée du traitement vont conditionner les mesures de prévention à adapter et l’éducation du patient.

 


*Soins techniques

Effets des corticoïdes

Risques et accidents

Prévention et surveillance

 

 

 

 

Immunosuppresseur

*Réveil ou aggravation d’une pathologie infectieuse latente :

Virale (herpès, zona), bactérienne (tuberculose), parasitaire ou mycosique (candidose buccale)

Avant le traitement

Recherche d’un foyer infectieux ORL, urinaire (bandelette ou ECBU), pulmonaire (radiographie pulmonaire, IDR)

Pendant le traitement

Surveiller l’apparition d’une infection

Surveiller les muqueuses (mycoses)

Surveiller la température 1 fois /jour

le contacte avec des patients infectés 

 certaines vaccinations

 

 

 

 

 

Déminéralisant

*Ostéoporose et ostéomalacie avec douleurs osseuses, fractures et tassement vertépraux

*Retard de croissance chez l’enfant

*Ostéonécrose aseptique de la tête fémorale avec douleur de la hanche

Adapter un régime riche en calcium : au moins 1200 mg/jour

(2 yaourts=300mg de calcium). Au besoin, adjonction de calcium et de vitamine D (Cacit vit D3)

 l’immobilité et favoriser l’exrcice physique

Dosage de la calcémie (N= 2,2 à 2,6 mmo1/1) et de la phosphatémie (N= 0,8 à 1,35 mmo1/1)

Ostéodensitométrie pour les traitelents de longue durée

Chez l’enfant, surveillance de la courbe de croissance et contrôle radiologique des points d’ossification

Freinateur hypothalamo-hypophysaire

*Insuffisance surrénalienne avec asthénie, douleurs abdominales, troubles digestifs

*Effet rebond à l’arrêt du traitement avec réapparition des symptômes

*Syndrome de sevrage avec asthénie et trouble dépressif

Arrêter les doses par paliers successifs

En cas de stress (infection, intervention chirurgicale, traumatisme) surveiller l’apparition d’une poussée d’insuffisance surrénalienne de même que pendant les 6 mois qui suivent l’arrêt  du traitement

Parfois, test au Synactène(ACTH) pour vérifier la fonction corticotrope avant l’arrêt du traitement

 

 

 

Modificateur du métabolisme hydroélectrolytique

*Œdème, prise de poids et hypertension artériel le

*Hypokaliémie avec crampes musculaires, asthénie, perturbation de l’électrocardiogramme (ECG)

Surveiller la courbe de poids 2 fois/semaine

Surveiller l’apparition des œdèmes et contrôler la TA

Adapter un régime peu salé (ou sans sel strict suivant la dose employée), mais riche en potassium (banane). Au besoin, supplémentation (sirop de potassium)

Contrôler  la natrémie (N=135 à 145 mEq/l, de la kaliémie (N=3,5 à 5 mEq/l) et de l’ECG

 

 

 

Modificateur gastrique

*Brûlures épigastriques

*Poussée ulcéreuse gastrique ou duodénale

*Hémorragie digestive

Avant le traitement

Recherche systématiquement des antécédents d’ulcère

Pendant le traitement

Administration  du traitement au milieu du repas

Adjonction d’un antisécrétoire de type Cytotec ou Mopral

Surveiller les selles pour dépister une hémorragie digestive

 

 

Hyperglucidique

 

 

*Aggravation d’un diabète insulinodépendant

*Hyperglycémie

*Émergence d’un diabète (diabète cortisonique)

Avant le traitement

Dosage de la glycémie (N=4 à 6 mmol/l) et de la glycosurie

Pendant le traitement

Doser la glycosurie et l’acétonurie 1 fois/semaine (N=0)

Adapter un régime et en glucides rapides (bonbons, chocolat…) ou un régime et un traitement diabétique si la glycémie est élevée

 

 

Hypoprotidique

 

 

*Diminution de la trame protéique de l’os

*Fonte musculaire

*Retard de cicatrisation

*Vergetures sur la peu

Adapter un régime riche en protéine (120 à 150g/jour)

Favoriser l’exercice physique comme la marche

Surveiller la cutané et la cicatrisation des plaies

Dosage de la protidémie (N=60 à 75 g/l), et de la créatinémie (N=<12mg/l ou <110 mol/l)

 

Hyperlipidique

*Augmentation des triglycérides

*Modification de la répartition des graisses (obésité du tronc et de la face)

Adapter un régime pauvre en graisses

Doser des triglycérides (N= 0,6 g à 1,7 g/1 ou 0,4 à 1,8 mmol/l) et du cholestérol (N= 1,4 à 2,5 g/l ou 4,4 à 6,4 mmol/l

Stimulant du système nerveux central

 

*Troubles dépressifs, boulimie, nervosité, agitation, anxiété, insomnie

Recherche et équilibrer un trouble psychiatrique avant le traitement

Absorber le traitement de préférence le matin

 

Éducation du patient

Le traitement doit être pris tous les jours (selon la prescription), à heure fixe, sans interruption.

Le patient doit être prévenu du risque encouru s’il interrompt brutalement, de lui-même, son traitement (insuffisance surrénalienne et réapparition des symptômes). Il doit porter sur lui une carte indiquant le produit utilisé et la posologie. Certains traitements ne doivent pas être associés aux corticoïdes car ces derniers peuvent :

*diminuer les effets de l’aspirine, des anticoagulants, des antiépileptiques, des sulfamides ;

*voir leur activité diminuée par les barbituriques

L’alimentation doit être riche en protéines, en calcium, en potassium mais pauvre en sel, en glucides et en lipides (fournir une fiche diététique).

Toute infection ORL, dentaire, cutanée ou pulmonaire doit donner lieu à une consultation chez le médecin.  

 

 

17-Préparer un patient aux différents examens pratiqués en orthopédie et en rhumatologie et le surveiller pendant et après l’examen

Vous devez savoir faire …….donc vous devez savoir :

 - Actes infirmiers

*Donner au patient toutes les informations nécessaires au bon déroulement de l’examen.

*Effectuer la préparation préopératoire (arthroscopie)

*Appliquer et faire respecter les règles d’hygiène et d’asepsie pour tous les examens invasifs (ponction articulaire, biopsie osseuse et médullaire).

*Appliquer la préparation spécifique devant une suspicion d’allergie à l’iode.

*Dépister les signes d’une allergie retardée après un examen radiologique avec produit  de contraste iodé.

* Dépister les complications articulaires après une ponction ou une arthroscopie et appliquer le traitement préventif.

*Donner au patient les informations nécessaire à son retour à domicile après une arthroscopie ou une ponction articulaire.

*Prélever les examens biologiques prescrits en respectant les demandes spécifiques des laboratoires.

Diagnostics infirmiers prévalents

*Douleur.

*anxiété.

*Risque d’infection.

*Manque de connaissances.

*prise en charge infirmière

Après l’arthroscopie le patient revient avec deux ou trois incisions suturées par des fils ou des Stéristrip et un bandage compressif. Suivant l’importance de l’intervention, le patient restera hospitalisé 1 semaine (synovectomie, ligamento-plastie) et les suites opératoires sont identiques à celles de toutes chirurgies orthopédiques. Pour les autres interventions, les suites opératoires sont réduites et la prise en charge infirmière vise à :

*prévenir l’hématome et l’œdème par :

-un glaçage à l’aide de vessies de glace

-une surélévation de la jambe le plus souvent possible ;

-un pansement compressif pendent 48 heures.

*dépister les signes d’une infection iatrogène :

-surveiller la température 1 fois par jour ;

-contrôler l’état des cicatrices à la recherche de signes inflammatoires (douleur, gonflement, écoulement). Le pansement compressif est retiré au 2 jour et remplacé par du Mépore ;

*éduquer le patient avant son retour à domicile :

-ne pas fléchir le genou à plus de 90°, ce qui autorise la marche, la position assise, la montée et la descente des escaliers ;

-éviter la station debout prolongée pendant quelques jours. En position assise, ne pas laisser pendre la jambe mais l’allonger sur un tabouret ;

 

    

 

Le sommaire

les pages

les titres

01

Accueillir et prendre en charge un patient présentant une fracture des membres, des ceintures ou des côtes

07

Surveiller un patient porteur d’un plâtre circulaire pour fracture des membres

 

09

surveiller et éduquer un patient hospitalisé pour une arthroplastie de la hanche ou du genou              

 

11

surveiller et éduquer un patient hospitalisé pour une arthroplastie de la hanche ou du genou               

 

18

surveiller et éduquer un patient hospitalisé pour une arthroplastie de la hanche ou du genou              

 

21

prendre en charge un patient en traction-continue

24

Prendre en charge un patient après un traumatisme lié au sport

 

25

Surveiller un patient présentant une infection ostéo-articulaire

 

27

Prendre en charge un enfant présentant une fracture ou une malformation osseuse

 

30

Prendre en charge un patient pour fracture ouverte des deux os de la jambe avec fixateur externe

 

34

Prendre en charge un patient présentant une affection métabolique de l’os

 

36

surveiller un patient présentant une poussée d’arthrose et traité par anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

 

37

Prendre en charge un patient atteint d’une arthropathie chronique

 

39

Prendre en charge un patient lombalgique et participer à sa réadaptation

 

41

Prendre en charge un patient présentant une arthropathie microcristalline

 

43

Surveiller un patient atteint d’une maladie systémique et traité par corticoïdes

 

46

Préparer un patient aux différents examens pratiqués en orthopédie et en rhumatologie et le surveiller pendant et après l’examen

 

 

 

 

 

 

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